Le film
Après In the Mood for Love, où deux voisins rejouaient l’infidélité de leurs conjoints, Hamaguchi prolonge le geste : ici aussi, c’est en répétant les mots d’un autre qu’on finit par trouver les siens.
Yusuke, metteur en scène, ne s’est pas remis d’un drame intime. À Hiroshima, où il monte Tchekhov, il doit confier sa Saab rouge à Misaki, une jeune chauffeuse taciturne.
Adapté d’une nouvelle de Haruki Murakami, prix du scénario à Cannes et Oscar du meilleur film international, Drive My Car suit deux êtres blessés qui, trajet après trajet, apprennent à se parler.
Près de trois heures qui filent comme un long trajet de nuit : un film délicat, profondément humain.



